Le modèle CSV
Quelle clameur quand le CSV a annoncé que la femme de Woltermischi allait reprendre le fauteuil de bourgmestre à Käerjeng. Et pourtant, beaucoup oublient l’essentiel: il nous faut plus de clans familiaux en politique!

Sans dynasties politiques bien structurées, on serait obligés d’élire des gens… compétents. Et franchement, qui veut d’une Chambre pleine de députés qui écrivent leurs discours eux-mêmes?
Les clans familiaux apportent stabilité et continuité au travail politique. Ce sont les fondations de notre démocratie. Ils font partie intégrante du système luxembourgeois – sans eux, tout s’effondre. Ici, on ne vote pas, on distribue les postes selon les liens du sang.
1 – À la Chambre comme la mairie
Le pouvoir reste dans le parti.
Toujours, toujours la même famille,
ça évite bien la chienlit.
La filiation est absolue,
si l’on veut rester élu.
2 – Il est élu au Luxembourg,
sa chère et tendre à Strasbourg
Parfois un p’tit désaccord,
mais tout s’arrange, c’est du folklore.
Si l’un annonce sa démission,
déjà s’installe la succession.
3 – Lui, il siège au ministère,
sa minette au conseil d’affaires.
Pourquoi parler de compétence,
la relation vaut la licence.
Ils font tout ça pour le parti,
c’est bien leur unique stratégie.
4 – Quand Michel part en retraite,
sa succession est déjà prête.
Rapidos et sans tam-tam,
le poste revient à sa bonne femme.
Et s’il éclate un scandale,
il faut savoir, tout est légal
5 – Un vœu pieux du nouveau Luc,
c’est de devenir Grand-Duc.
Mais là, not’ Luc est hors concours,
le trône est pris depuis toujours.
Le salaire est trop minable,
Luc renonce, inconsolable.
6 – Les mandats se lèguent d’office,
et comme toujours, de père en fils.
Comme ça on restera tranquille,
le vote à l’urne est inutile.
La famille suffit larg’ment,
pour occuper les postes vacants.

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