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Donnyland

Un pays pour le Daddy

Il y a des moments dans l'histoire où l'on ne sait plus si l'on doit rire ou pleurer. Celui-ci en fait partie.

Dans les négociations de paix sur la guerre en Ukraine, où les diplomates parlent habituellement de frontières, de garanties de sécurité et de cessez-le-feu, un terme est apparu, difficile à oublier: Donnyland.

Pas une blague. Pas une satire. Un fait. De la satire réelle à l'état pur.

Photomontage satirique : Zelensky et Trump se téléphonent. Bulle de Zelensky : « On rebaptise le Donbass en Donnyland ! » Bulle de Trump : « Trop petit ! Rappelle-moi quand ça aura la taille du Texas. » Slogan en bas : « Donnyland — deal capoté. »
▲ Zelensky propose, Trump n'est pas convaincu : « Trop petit — rappelle-moi quand ça aura la taille du Texas. »

Pour flatter le président américain Trump, l'Ukraine avait proposé de rebaptiser la bande du Donbass encore tenue par l'armée ukrainienne – environ 80 kilomètres de long, 65 kilomètres de large, pleine de ruines, de villes abandonnées et d'installations industrielles datant de l'époque soviétique – du nom du président américain Donald Trump. «Donnyland». Comme Disneyland, mais avec plus de Donald et d'artillerie et moins de Mickey Mouse.

Le New York Times et le Huffington Post en ont parlé.

L'objectif de Zelensky était clair: attirer Trump du côté de l'Ukraine, mettre Poutine sous pression, et – si possible – lui faire aussi ouvrir le portefeuille.

Trump, l'homme qui a donné son nom à bon nombre d'immeubles (Trump Tower, Trump Hotel, Trump Golf Links, Trump Grill, Trump Steaks, Trump University), devait être appâté avec un territoire entier.

Mais Trump, à la grande déception de l'Ukraine, n'a pas mordu à l'hameçon. Un territoire avec des cheminées d'usine, sans boutiques et sans vue sur l'Hudson River – non merci!

C'était une tentative de flatter un homme qui a gravé son nom partout. La Pologne avait déjà essayé en 2018, en proposant de baptiser une base militaire «Fort Trump». L'Arménie et l'Azerbaïdjan, lors de la signature de leur accord de paix à la Maison-Blanche, avaient baptisé une route commerciale «Trump Corridor». Le monde sait comment tenir ce président en bonne humeur.

Mais Donnyland? Trump n'a pas avalé l'appât.

Pourquoi? Les mauvaises langues prétendent que le territoire était tout simplement trop petit. La Trump Tower, avec ses 58 étages, trône à New York. Le Trump Hotel à Washington. L'Arc de Triomphe de 76 mètres de haut, qu'il projette d'ériger en son honneur, est déjà surnommé «Arc de Trump» dans les médias américains. Aucune comparaison avec une région charbonnière abandonnée, crasseuse et appauvrie, sans terrain de golf et sans perspective de vente lucrative de penthouse. C'est en dessous de la dignité du Daddy.

Un porte-parole du gouvernement américain, souhaitant garder l'anonymat, a confié à Luxembourg Jungle que l'Iran était bien plus intéressant. Un marché plus grand. Le président préfère l'or noir au charbon noir.

Le deal a donc capoté. «Donnyland» appartient désormais au passé. Mais rassurez-vous: le prochain négociateur a sûrement déjà une nouvelle idée. «Trumpistan», peut-être. Ou «Mar-a-Donbass».


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Donnyland ? Oui, ça existe vraiment. Pas une blague. Pas de satire. Juste de la réal-satire brute que ce monde devenu fou adore fabriquer. 👉Lire la satire: luxembourgjungle.lu/donnyland-fr/ . #Donnyland #Satire #Chronique #Trump #Ukraine #humourpolitique

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— Luxembourg Jungle (@luxembourg-jungle.bsky.social) 26 avril 2026 à 18:20

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