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Épilogue

Quand une satire devient plus grande que prévu

Notre « interview »  avec Franz Fayot était – avouons-le – conçu comme une petite expérience jungle. Mais vendredi à 13 heures, le compteur affichait 10.095 vues. Pour une satire, c'est autant qu'une conférence de presse tripartite — mais sans cravates et sans la pose de grande gueule.

Photomontage : cinq boîtes de caviar et un label Bio donnent "Ökosozialismus". En bas à droite : "10.000 vues — Merci Franz !" © Luxembourg Jungle
▲ Caviar + label Bio = Écosocialisme. L'équation politique de l'année, livrée à domicile par Franz Fayot. © Luxembourg Jungle

Les lecteurs ont réagi comme si nous avions déclenché un débat national sur la douche. Certains ont ri aux larmes, d'autres ont salué les métaphores, et d'autres encore se sont demandé comment un parti peut se dire à la fois «radical» et «pragmatique» — et comment on peut affirmer une telle chose sans avoir honte.

Mais la réaction qui nous a fait le plus plaisir est venue de là où nous l'attendions le moins: du journaliste lui-même, celui qui avait réalisé l'interview original pour la Woxx. Il nous a écrit qu'il avait «bien ri».

C'est la version journalistique de: vous avez mis le doigt là où ça fait mal.

Et c'est là que nous avons compris: la satire n'a rien exagéré. Elle a simplement fait ce que la satire doit faire: éclairer la réalité sous un angle légèrement de biais, pour que chacun voie ce qui se passe vraiment.

La politique, c'est une douche. La rhétorique, c'est le jet d'eau. La satire, c'est ce petit morceau de savon qui glisse toujours entre les doigts.

Et nos lecteurs ont décidé que ça valait la peine de se mouiller.

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