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36 secondes de satire censurées

Comment un clip de Luxembourg Jungle est devenu un cas de censure

Comme pour presque chaque article, nous avons accompagné ce texte d’un petit clip: 36 secondes, avec un Boeing, un nuage CO₂, un logo climatique barré, et un CEO en costume qui déclare honnêtement:

«Nous ne mentons plus. Le logo a disparu. Nous volons simplement. Voler n’a jamais été aussi honnête.» Un peu de savoir-faire artisanal, un peu de satire, un peu de CO₂. Un texte pour faire réfléchir ou sourire.

Mais ensuite… censure.

La censure au premier plan, la satire en arrière-plan.
▲ La censure au premier plan, la satire en arrière-plan.

YouTube nous a informés que notre clip a été bloqué en Russie et en Biélorussie. Motif: «Une ou plusieurs réclamations.»

D’abord, nous étions stupéfaits. Puis nous avons pris un café. Et enfin, nous avons savouré l’ironie. Voici le lien pour lire notre article «Luxair, ennemi du climat - Le grand bluff des compensations désormais interdit.» Le clip suspect peut être visionné en cliquant dessus en bas de la page.

La question du jour : Qui a vu le clip?

Pour contester une vidéo, il faut l’avoir vue. Pour censurer une satire sur Luxair, il faut connaître Luxair. Pour être dérangé par un nuage de CO₂, il faut reconnaître un nuage.

Donc: Merci pour l’attention, Moscou. Merci pour l’intérêt, Minsk, même s’il n’a pas duré longtemps. 

Ou bien était-ce Luxair elle-même qui a réclamé, une opposition qui n’a trouvé un terrain fertile qu’en Russie et en Biélorussie?

36 secondes, et Luxembourg Jungle devient soudainement géopolitiquement pertinent.

Capture d'écran du message reçu par YouTube. Territoires ou la vidéo est bloquée: Biélorussie et Russie.
▲ Capture d'écran du message reçu par YouTube.

Qu’est-ce qui était si dangereux?

Était-ce le nuage avec «CO₂»?

L’inscription «Sponsored by Certificats UE»?

La bulle de texte du PDG, qui se veut «honnête»?

Ou simplement l’humour, qui n’est pas toléré partout?

La satire vole, même si elle ne peut pas atterrir partout.

Quand un mini-clip sur le grand bluff des compensations climatiques est censuré, on sait au moins ceci: La satire fonctionne. Le CO₂ ne connaît pas de frontières, mais la censure oui.

Nous nous attendions à toutes sortes de réactions, sauf à ce que notre vidéo soit un jour interdite à l’international. Ça nous motive.

La satire vole, même si elle ne peut pas atterrir partout.

Voici la vidéo suspecte ▼


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