· 

Entretien avec Gollo & Roll Rossi

Eelef × Gollo – Quand un Ardennais et un Minettsdap chantent ensemble

Lorsqu’un vétéran du rock ardennais rencontre un magicien des studios de la Minette, cela peut déboucher soit sur une bagarre, soit sur un album commun. Heureusement, Gollo (de son vrai nom Robert Steffen, né en 1952 à Wiltz) et Roll Rossi (de son vrai nom Roland Rossi, né en 1966 à Differdange) ont choisi la seconde option. En mars 2025 est sorti leur CD commun, Eelef × Gollo: onze chansons de Gollo entièrement réinterprétées, et deux titres de Rossi auxquels Gollo prête sa voix.

Robert «Gollo» Steffen (gauche) et Roll Rossi (droite). «Eelef × Gollo» – nouvel album de Roll Rossi comprenant 11 titres de Gollo réarrangés et 2 inédits de Rossi.
▲ Robert «Gollo» Steffen (gauche) et Roll Rossi (droite). «Eelef × Gollo» – nouvel album de Roll Rossi comprenant 11 titres de Gollo réarrangés et 2 inédits de Rossi.

Le concept : Roll Rossi revisite onze anciens morceaux de Gollo – avec guitare électrique, finition studio et dans l’inimitable dialecte de la Minette. À cela s’ajoutent deux chansons inédites où les deux musiciens partagent le micro. L’ensemble sonne comme un sommet musical entre l’Oesling et la Minette, ou comme un pont culturel amplifié.

Comme Luxembourg Jungle n’est pas connu pour la publication de communiqués de presse ennuyeux, nous avons décidé d’interviewer les deux artistes. «Interview» est peut-être un léger abus de langage: nous leur avons simplement envoyé quelques questions. Mais rassurez-vous: nous avons préparé l’entretien comme s’ils avaient été ensemble dans notre rédaction, autour d’un café et d’une discussion animée sur la prononciation correcte.

Le résultat est une conversation sur les dialectes, les différences générationnelles en musique, la liberté créative, et la question de savoir si l’intelligence artificielle est déjà capable de reprendre des chansons de Gollo.


🎤 Questions à Gollo et à Roll

Luxembourg Jungle: Était-ce l’amour au premier accord ou plutôt un blind date musical? Avez-vous senti tout de suite que ça fonctionnait, ou avez-vous dû traverser une jungle créative avant de trouver l’harmonie?

ROLL: Ici, ce n’était pas «quoi qu’il arrive» [Ka komme wat wëllt, titre d’une chanson de Gollo, NDLR], mais plutôt «Premièrement, ça vient autrement que, deuxièmement, ce qui était prévu». Il n’était pas prévu que je produise un album de Gollo. À l’origine, je voulais sortir un disque de reprises de chansons que j’aimais depuis mon enfance. Et parmi elles figurait Amerika läit just virun Ëlwen [«L'Amérique est juste avant Troisvierges», chanson de Gollo, NDLR]. J’ai donc demandé à Gollo s’il était d’accord que je reprenne ce morceau. Au début, j’avais enregistré une version purement acoustique, puis l’idée est venue de réaliser un album entier. 

GOLLO: Il y a déjà pas mal de temps, car cet album a occupé Roll pendant plusieurs mois, j’avais reçu de lui une demande pour reprendre une de mes chansons. Et bien sûr, c’est toujours agréable quand d’autres jouent tes chansons ou les réinterprètent complètement. Donc aucun problème de mon côté.

Luxembourg Jungle: Y a-t-il eu des différences sur l’album, par exemple concernant le dialecte, les arrangements ou même la guitare parfois mal accordée? Y a-t-il eu des discussions sur la dose de nostalgie à conserver?

De Roll Rossi (lénks) an de Gollo (riets) am Studio wärend der Opnam vun "Eelef × Gollo".
▲ Roll Rossi (à gauche) et Gollo (à droite) en studio lors de l’enregistrement de «Eelef × Gollo».

ROLL: Non, Gollo m’a simplement laissé faire mon travail et j’ai pu donner libre cours à ma créativité. Dans une production, c’est essentiel. Je me suis plongé dans ses textes et je les ai interprétés comme si je voyais l’histoire de mes propres yeux. Avec ces images en tête, j’ai commencé à travailler sur les morceaux. Down, par exemple, en est un bon exemple. J’ai produit un clip totalement surréaliste, qui reflète exactement la vision que j’avais en tête. Gollo avait certainement une idée très différente lorsqu’il a écrit la chanson.

GOLLO: Absolument, aucune divergence et pas de directives nostalgiques. Je pense que lorsqu’un musicien réinterprète une chanson, il doit le faire à sa manière, sinon ce n’est qu’une prestation d’un cover band. J’avais écrit mes chansons selon mes propres visions, et Roll les a interprétées selon les siennes. Et je crois que nos visions ne sont pas si éloignées. La chanson Down, que Roll illustre aussi dans son clip, est beaucoup plus visuelle que ce que j’avais en tête, mais très réussie.

Luxembourg Jungle: Comment avez-vous choisi les morceaux? Par «Am stram gram… et tu es sorti!», ou un compromis musical, ou simplement celui qui criait le plus fort?

ROLL: Ma tâche suivante était d’écouter tous les albums de Gollo et de sélectionner les chansons qui me plaisaient le plus. Ce n’était pas facile, il a beaucoup de bons morceaux et de beaux textes! Chaque fois que j’avais terminé la structure d’une chanson, je la faisais écouter à Gollo et j’étais toujours nerveux quant à son retour. Il était très important pour moi que mes versions lui plaisent.

GOLLO: Roll a fait sa sélection tout seul. Je lui ai seulement donné les morceaux qu’il ne connaissait pas. Et j’ai été un peu surpris par ses choix, car il y avait bien sûr quelques-uns de mes titres les plus connus, mais aussi par exemple Konveniat [retrouvailles d’anciens élèves, NDLR], que j’avais écrit dans les années 1980 sur une composition de Walter Liederschmitt. Très peu de gens connaissent ce morceau, car je ne l’ai jamais joué en concert toutes ces années.

Luxembourg Jungle: Pour les arrangements, les textes ou le mixage, avez-vous eu recours à l’IA, ou était-ce aussi analogique que le premier disque vinyle de Gollo? L’IA est-elle une menace pour la musique ou simplement un nouveau synthétiseur?

ROLL: Non, dans toute la production, il n’y a pas eu recours à l’IA, ni pour la musique ni pour les vidéos. Beaucoup, vraiment beaucoup d’heures ont été consacrées à cet album. Après avoir tout enregistré, j’ai passé de longues heures en studio à la table de mixage pour le mixage et les finitions. Ensuite, nous avons commencé les clips vidéo, ce qui a également pris beaucoup de temps. Mais je dois dire que j’ai apprécié tout ce travail et que j’y ai pris beaucoup de plaisir. C’était une période formidable!

Quant à savoir si l’IA est une menace pour la musique, c’est une bonne question. Si je devais encore gagner ma vie comme musicien, producteur ou technicien du son, je me ferais des soucis. Je ne sais pas dans quelle direction cela va aller… J’ai réfléchi au sujet en écrivant une chanson à ce propos. Ce morceau, accompagné d’un clip, sortira en décembre. Dons, surprise!

GOLLO: Roll a tout arrangé, enregistré et mixé lui-même. Mais il voulait aussi que je participe à certains titres. C’est pourquoi je joue et chante sur quelques morceaux. Et comme Roll voulait réaliser cinq clips, j’ai participé à trois d’entre eux, ce que j’ai apprécié, car jusqu’ici je n’avais jamais enregistré autre chose que quelques vidéos live sur scène.

Bien sûr, nous avons passé beaucoup d’heures ensemble, mais nous avons aussi souvent fait de longues promenades pendant ces mois, en discutant de tout et de rien.

L’IA n’a pas été utilisée pour l’album 11x Gollo, mais personnellement je pense qu’elle va bouleverser presque tous les domaines. Peut-être pour le meilleur, mais probablement aussi au détriment de l’humain, car elle coûtera énormément d’emplois. En musique, où l’on peut obtenir en une minute et pour moins d’un euro un arrangement complet avec chant et groupe, même sans aucune connaissance musicale, je ne sais pas comment cela évoluera. Cela ne dérangera probablement pas grand monde tant que ça plaît. Pourquoi un musicien devrait-il encore intervenir et de quoi vivra-t-il? Cela intéressera très peu de gens.


🎤 Question à Gollo

Luxembourg Jungle: Dans les années 1980, tu as été le premier à faire du rock en luxembourgeois, à une époque où Colette et Fernand chantaient encore leurs chansons lors de la Loterie nationale. Avais-tu imaginé à l’époque que tes morceaux seraient un jour revisités depuis la Minette?

GOLLOJe pense qu’en 1980, c’était un grand pas lorsque je suis arrivé pour la première fois avec des textes luxembourgeois sur de la musique rock. Au Luxembourg, nous avions toujours quelques années de retard par rapport à l’étranger, par exemple la France ou l’Allemagne, où cela était déjà assez courant. Et seulement trois jours avant d’entrer en studio, j’avais traduit mes textes anglais en luxembourgeois. Les chansons ont été enregistrées dans les deux langues, puis il a été décidé que le disque sortirait en luxembourgeois.

Bien sûr, je n’ai jamais pensé au fil des années que de nouvelles versions de mes chansons apparaîtraient sur un album. Mais j’ai été très heureux lorsque Daniel Balthasar a fait une nouvelle interprétation de E Bild vun engem Mann [un vrai beau mec, NDLR], et aussi quand plusieurs musiciens d’ici ont donné en 2018 un concert acoustique entier avec mes chansons, que l’on peut retrouver sur le CD Eng Rees am Krees [un voyage en rond, NDLR].

De Clip vum Lidd "Bréif un de Bierg" gouf um Stauséi opgeholl. D'Musek ass vum Roll Rossi (lenks), de Gollo (riets), deen d'Lidd interpretéiert, huet den Text vum Engleschen an d'Lëtzebuergescht iwwersat.
▲ Le clip de la chanson «Bréif un de Bierg» a été tourné au lac de la Haute-Sûre. La musique est de Roll Rossi (à gauche), tandis que Gollo (à droite), qui interprète la chanson, en a traduit le texte de l’anglais vers le luxembourgeois.

Luxembourg Jungle: Qu’est-ce que ça te fait d’entendre tes propres chansons en dialecte de la Minette? «Mir» [moi] devient «mär», «dir» [toi] devient «där», «Fra» [femme] devient «Fro» avec un ɔ̃ nasal, et «nik» [ne…pas] devient «net». Est-ce pour toi un enrichissement culturel ou plutôt une dissonance?

GOLLOSur mes premiers disques, j’avais chanté beaucoup de chansons en dialecte de Wiltz, mais plus tard je suis passé au «luxembourgeois standard». Roll a gardé son dialecte et cela ne me pose aucun problème, sauf peut-être à un endroit où cela ne rime pas parfaitement. Mais les gens le remarqueront ou pas, ce n’est pas si grave.

Luxembourg Jungle: Dans la chanson Bréif un de Bierg [Lettre à la montagne. NDLR], tu as réécrit le texte en luxembourgeois. Quelle part de Gollo reste-t-il en ce morceau, et quelle part de Rossi s’y ajoute?

GOLLORoll m’avait invité à la présentation du CD du groupe Lapislazuli, où figurait la version anglaise Letter to the Mountain, qu’ils ont bien sûr aussi jouée en concert. Ce soir-là déjà, l’idée m’est venue de la traduire en luxembourgeois et peut-être de la mettre sur mon prochain CD. Roll m’a envoyé la version instrumentale la semaine suivante, mais une traduction mot à mot n’était pas possible, car ce n’était pas chantable. La première tentative a fini à la poubelle, et ce n’est qu’après quelques jours que j’ai compris qu’il fallait aborder le texte autrement. Ensuite, il n’y a plus eu de problème, et Romain Halsdorf, qui avait écrit le texte original en anglais (la musique étant de Roll Rossi), m’a confirmé que je m’étais bien inspiré de son texte, ce que j’ai pris comme un compliment.

Luxembourg Jungle: Qu’as-tu ressenti en entendant tes anciennes chansons réinterprétées? Était-ce comme un voyage dans le passé ou plutôt comme une nouvelle version d’un film qu’on aime, juste avec d’autres acteurs?

GOLLOBien sûr, beaucoup de souvenirs sont revenus, aussi bien sur la création des morceaux que sur la manière dont nous les avions arrangés et joués en groupe à l’époque. Mais comme nous sommes dans une époque complètement différente aujourd’hui, c’est plutôt une nouvelle version. Ça sonne autrement, souvent plus rock. Roll est un très bon arrangeur et un excellent guitariste.

Il a repris ce qui lui plaisait dans mes chansons. Et il s’est naturellement inspiré aussi de mes musiciens de groupe de l’époque, car il faut savoir qu’ils avaient contribué et marqué ces morceaux. Donc quelques notes dans un solo, quelques lignes de basse… mais le résultat est bien sûr une nouvelle version.

La photo momtre la caisse de guitare de Gollo.
▲ Pas difficile de deviner à qui appartient cette caisse de guitare.

Luxembourg Jungle: En entendant la version rock de ton reggae Ka komme wat wëllt ou la version blues-rock de la ballade E Bild vun engem Mann, n’as-tu jamais pensé: «Mais qu’est-ce qu’il fait, ce gars-là?»

GOLLONon, je ne me suis jamais dit ça, car j’ai tout de suite vu que ça sonnait différemment, puisque Roll le voulait ainsi. Comme il appartient presque à la génération après moi, il a eu des influences musicales très différentes des miennes. Il est 14 ans plus jeune que moi, et c’est ainsi que je suis devenu, à un moment donné, une influence musicale pour lui dans sa jeunesse. Alors que j’étais inspiré par Bob Marley pour ma version reggae de Ka komme wat wëllt, lui en a fait quelque chose avec une touche disco, et c’est chouette, car c’est une nouvelle idée.

De même, E Bild vun engem Mann, qui était chez moi (et chez Daniel Balthasar) plutôt une chanson de style «chanson», sonne maintenant très rock, donc vraiment différent. Que l’on préfère la version chanson ou la version rock, cela dépend de chacun. Moi, j’aime beaucoup les deux.


🎤 Questions à Roll

Luxembourg Jungle: Qu’est-ce qui t’a fasciné dans la musique de Gollo? Les textes? Les mélodies? Ou bien le fait que sa musique existe encore sur vinyle, comme une relique d’un autre temps?

ROLL: En 1981, j’ai gratté mes premiers accords sur une guitare classique – avec les doigts en sang. Un bon ami, avec qui je jouais de la guitare, m’avait alors fait écouter le disque vinyle de Gollo Ka komme wat wëllt. J’étais ravi par l’album, car c’était une autre sorte de musique luxembourgeoise que l’on n’avait jamais entendue jusque-là. Du bon rock, et ces textes – tout simplement grandioses. Écrire un bon texte en luxembourgeois n’est pas facile, je sais de quoi je parle.

Rapidement, le disque vinyle s’est retrouvé sur une cassette. Ah oui, pour ceux qui ne savent pas comment ça marche… on relie le tourne-disque avec un câble au magnétophone à cassettes. On appuie sur «REC» et on pose l’aiguille sur le disque. Il faut attendre que l’aiguille arrive au centre du disque avant d’appuyer sur «Stop». Résultat: une copie analogique, avec bruit de fond du disque vinyle. Conclusion: rien à voir avec les MP3, le streaming, l’IA ou tout ce qui existe aujourd’hui! D’ailleurs, j’ai encore cette cassette!

Amerika läit just virun Ëlwen était ma chanson préférée de cet album. Je l’ai écoutée des dizaines de fois, et un jour je me suis dit: je veux en faire une reprise. Il m’a fallu plus de 40 ans…

Roll Rossi pendant le tournage du clip de la célèbre chanson de Gollo «Amerika läit just virun Ëlwen».
▲ Roll Rossi pendant le tournage du clip de la célèbre chanson de Gollo «Amerika läit just virun Ëlwen».

Luxembourg Jungle: Tu as chanté les morceaux en dialecte de la Minette. Était-ce une décision consciente parce que tu ne voulais pas apprendre la langue du Nord, ou bien parce que tu rougissais de honte en ne pouvant pas dire «mir» et que tu préférais rester avec «mär»?

ROLL: C’était une décision consciente: je viens de la région de la Minette, donc je dis «mär» – Chante cash, avec tes mots, sans filtre. Je voulais que ce soit exactement ainsi et j’en avais parlé avec Gollo, qui a trouvé ça tout à fait OK. Jusqu’ici, j’avais toujours chanté en anglais – avec quelques exceptions. Mais j’ai trouvé que ça sonnait mieux de chanter dans sa langue maternelle. Donc, si j’avais dû chanter en dialecte de l’Oesling, autant rester directement en anglais. (rires)

Luxembourg Jungle: Tu as transformé un reggae en rock et une ballade en blues-rock. Combien de Rossi doit-il y avoir dans une chanson de Gollo pour que ça fonctionne pour toi?

ROLL: Hm… bonne question. J’ai mon propre style en matière de genre de musique, et le but n’était pas d’enregistrer les morceaux exactement comme les originaux – ceux-ci existent déjà. Il fallait que ça sonne «Rossi». Je joue comme je sais le faire et je ne veux pas sonner comme une copie. Je trouve toujours passionnant de voir comment différents musiciens interprètent une reprise. C’est un peu comme un remake d’un film.

Scène tirée du clip de la chanson «Down», une vidéo entièrement créée sur ordinateur et qui n’est pourtant pas considérée comme un film généré par IA, car elle repose sur beaucoup de savoir-faire artisanal et d’innombrables heures de travail.
▲ Scène tirée du clip de la chanson «Down», une vidéo entièrement créée sur ordinateur et qui n’est pourtant pas considérée comme un film généré par IA, car elle repose sur beaucoup de savoir-faire artisanal et d’innombrables heures de travail.

Luxembourg Jungle: Qu’est-ce que ça t’a fait de travailler avec un musicien déjà présent sur vinyle, alors que toi tu te promenais encore avec ton Walkman?

ROLL: Pour moi, simplement grandiose ! Il faut se rappeler qu’en 1982, j’adorais la musique de Gollo et que j’ai toujours voulu faire quelque chose de similaire. À l’époque, il fallait d’abord apprendre la guitare, pratiquer, pratiquer et encore pratiquer… C’est pourquoi je suis d’autant plus heureux aujourd’hui d’avoir produit et sorti un album de Gollo – et avec Gollo.

Luxembourg Jungle: Dans ce projet, as-tu pensé davantage comme producteur ou comme interprète, ou bien as-tu simplement suivi le groove, comme dans une jam session?

ROLL: D’abord comme interprète, pour l’adapter à mon style, puis comme producteur, pour que le résultat sonne vraiment bien. Et quand j’entends et lis les réactions autour de moi, je crois que j’ai réussi.

Luxembourg Jungle: Merci beaucoup pour cet agréable entretien, Gollo et Roll. Ce fut un plaisir!


💿 Commander le CD:

Le CD peut être commandé via le site suivant: www.rollrossi.com

Roll Rossi est présent sur Facebook et peut également être contacté via Messenger: https://www.facebook.com/roll.rossi

Le CD existe en version luxe, comprenant le CD, un livret, une carte postale, une clé USB, un jeton pour le caddie et – typiquement musicien – un plectre.

Ou en version standard, sans gadgets.

▲ L’album «Eelef × Gollo» propose 13 morceaux, avec onze titres de Gollo revisités et deux inédits de Roll Rossi.
▲ L’album «Eelef × Gollo» propose 13 morceaux, avec onze titres de Gollo revisités et deux inédits de Roll Rossi.

🎤 L'avis de Luxembourg Jungle

Après avoir écouté le CD et regardé les clips, nous avons été impressionnés et agréablement surpris.

Gollo est une véritable légende du rock luxembourgeois. Dans l’Oesling, il jouit d’un statut quasi culte: il fut le premier à oser chanter du rock en luxembourgeois. Ses chansons sont devenues des classiques, notamment Amerika läit just virun Ëlwen ou Ka komme wat wëllt, parus sur ses disques vinyle emblématiques des années 1980. Il était donc passionnant de découvrir ce que Roll Rossi a fait de ces morceaux, plus de 45 ans plus tard.

Roll Rossi n’est pas non plus un inconnu de la scène luxembourgeoise. Avec des groupes comme July 82, Woodstock, Lazy Bones ou Lapislazuli, il s’est imposé dès les années 1980 comme guitariste et chanteur. Depuis 2000, il est actif en production et dirige son propre studio, où de nombreux artistes luxembourgeois – mais aussi des musiciens internationaux – ont enregistré.

La réinterprétation des 11 chansons de Gollo est une réussite. Certaines restent proches des originaux, comme Amerika läit just virun Ëlwen, tandis que d’autres, comme Ka komme wat wëllt, prennent une toute nouvelle direction. Même si l’on garde en mémoire les mélodies originales, ces nouvelles versions convainquent. L’album propose aussi deux titres inédits signés Roll Rossi, dont Bréif un de Bierg, interprété par Gollo.

Les arrangements de Roll sont solides et techniquement impeccables. Le fait que Gollo ait été étroitement impliqué dans la production ajoute une dimension supplémentaire: plusieurs morceaux sont chantés en duo, ce qui renforce la complicité artistique.

Conclusion: Il existe des albums que l’on écoute une fois, puis qu’on met de côté. Et il y a ceux que l’on réécoute sans cesse. Eelef  × Gollo appartient à cette seconde catégorie. Pour les amateurs de rock luxembourgeois, c’est un incontournable. Et pour ceux qui cherchent un cadeau original pour les fêtes de fin d’année, ce CD sera assurément une belle surprise.


Un aperçu de Eelef  × Gollo se trouve dans le «making of» et dans les quatre clips ci-dessous. 

▲ Comment est né l’album Eelef × Gollo? La réponse se trouve dans le «making of».

▲ Le classique: Amerika läit just virun Ëlwen. Le clip musical de Roll.

▲ Pour le clip de Véier Wochen, l’ensemble de l’équipe s’est rendu à l’étranger.

▲ Eleng – un nouveau morceau signé Roll Rossi, interprété avec Gollo.

▲ Le clip du morceau Down de Gollo est né entièrement sur ordinateur, sans IA générant les images, mais avec de l’habileté manuelle et beaucoup d’heures de travail.

Kommentar schreiben

Kommentare: 0